SEPIA: : social cushioning of energy price increases and public acceptability

Auteur(s)

Carattini, Stefano

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Description

Bien que les taxes environnementales soient un instrument efficient pour atteindre les objectifs des politiques climatique et énergétique, elles ne sont pas toujours socialement acceptées. Une crainte fréquente est que ces taxes pourraient avoir un effet régressif sur la distribution des revenus. Dans ce projet, nous analysons dès lors les impacts sociaux de ces taxes, ainsi que plusieurs options pour la redistribuer les recettes fiscales, de sorte à maximiser leur acceptabilité sociale et politique. Nos analyses se basent sur des simulations avec le modèle d’équilibre général GENESwIS et sur des données provenant de 1'200 réponses à une enquête nationale représentative, basée sur la méthode des choix discrets. L’objectif principal de l’enquête était de vérifier l’acceptation sociale de différents types de taxes carbone. Les participants à cette enquête étaient informés des conséquences de différentes taxes carbone sur les émissions, les inégalités sociales et la compétitivité des entreprises, effets qui ont été estimés par le modèle GENESwIS. Cette recherche originale a produit plusieurs résultats innovants et surprenants. En informant correctement les personnes enquêtées sur l’efficacité environnementale des taxes, on peut réduire leur demande d'affecter l’utilisation des recettes fiscales à la seule protection de l'environnement. De même, en présentant les impacts redistributifs des taxes, on augmente leurs préférences pour une restitution forfaitaire des recettes de la taxe. Une fois bien expliquée, cette option devient même la plus attractive pour les personnes ayant répondu à notre enquête. Combiner une distribution environnementale et forfaitaire des recettes de la taxe sur les émissions de carbone, comme cela est actuellement pratiqué en Suisse, paraît donc une option acceptable. Selon nos simulations, réserver une partie des recettes de la taxe pour une distribution forfaitaire suffit pour réduire les craintes émises quant aux conséquences sociales néfastes d'une taxe environnementale. Néanmoins, il reste difficile de concevoir, à grande échelle, une affection des recettes à la protection de l'environnement. De plus, réduire d'autres taxes grâce aux recettes de la taxe carbone semble plus efficient d'un point de vue économique. Comme ces arguments sont difficilement compréhensibles pour une majorité de citoyens, il semble encore et toujours plus aisé de légitimer une taxe carbone par ses impacts environnementaux.

Institution partenaire

Langue

English

Date

2017

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